Moi je vais vous faire montrer que qu'est ce que je dis c'est qu'est ce qu'il faut retiendre.

#JeSuisCharlie, le fallait-il vraiment ?

Hier matin, quand son réveil a sonné, Cabu savait-il que ce serait son dernier jour ? A t-il mis sa plus belle chemise ? A t-il mangé du Nutella pour son dernier petit déjeuner ? Qu’a t-il fait en arrivant à Charlie Hebdo ?

Hier, j’ai appris l’information d’une manière plus ou moins hasardeuse. J’étais sur Reddit, (comme d’habitude) et j’ai vu un lien : “Terrorist attack at Charlie Hebdo in Paris (France)”. Ma réaction à ce moment là aurait pu se résumer à “what da actual holy crappy fucking fuck ?!”. Oui, parce qu’on était mercredi et que tout allait bien. Et ça a fait bizarre. Pas parce qu’il y avait eu une attaque terroriste. C’était pas la première. Je veux dire, c’est pas comme si y’en avait déjà eu des dizaines, et bien médiatisées. Et ce n’était pas non plus la première contre un journal, et pas non plus la première contre Charlie Hebdo.

J’ai lu l’article rapidement, c’était plutôt bizarre d’avoir des informations françaises en anglais mais ceci mis à part, ça me semblait surréaliste

Mais, pour être tout à fait honnête, ça ne m’a pas intéressé plus que ça. Oui, vous pouvez être choqué. Mais soyons honnête, je ne lis pas Charlie Hebdo, ne l’ai jamais lu, et les raisons me paraissaient évidentes. Charlie Hebdo tapait sur tout le monde, sur les musulmans, les catholiques, les politiques, les journalistes, vraiment tout. Je ne me sentais pas particulièrement concerné. J’ai mis l’affaire de côté plus ou moins et m’en suis retourné jouer à Counter-Strike (notez l’ironie. Mais bon).

Et aussi étonnant que ça puisse paraître, je ne vais pas parler ici de l’acte honteux qu’ont commis ces hommes contre des innocents. Juste quelques mots :

  1. Quoi que tu puisses dire, qui que tu sois, et quel que soit ton problème, tu ne tues pas. Jamais. C’est interdit. C’est tout. Y’a pas à chercher plus loin. Tu n’as pas ce droit pas plus que tu n’as le droit de le voler par exemple.
  2. “Le prophète avait été offensé”. Ah bon ? Ecoute, my friend, c’est gentil. A la limite, si ça peut te faire tant plaisir, tue le “coupable”. Et on n’en parle plus. Mais si tu tues douze personnes y’a clairement un truc qui va pas. Qu’avaient fait les autres ? Qu’avaient fait la psychanalyste, l’économiste et l’agent d’entretien ? A la limite, les deux premiers, soit, ils ont pu cautionner et ne pas contredire les “coupables”, mais l’agent d’entretien… Tu crois vraiment que Dieu, ou Allah, ou le Karma pour ceux qui seraient plutôt bouddhistes, cautionne de tuer les innocents ? Je n’ai pas lu le Coran, ni la Bible, mais je peux te dire que je connais relativement peu de religions ou un quelconque acte justifie le meurtre d’innocents.
  3. On pourrait parler de guerre juste (selon Thomas d’Aquin par exemple) et de guerre en général. A quel moment est-ce que ces gens ont-elles décidées qu’ils avaient le droit d’attaquer des personnels innocents, pacifiques, et non armés ?

Pour finir, et avant de commencer la suite de l’article, je tiens à rajouter quelques petites choses. Premièrement, si vous vous demandez si on peut rire de tout, alors, oui. Bien que Cabu et Charb nous aient montrés que peut-être, au fond, non ; s’ils sont morts, et ont accepté de mourir (ils l’avaient déclaré) c’était pour la liberté de rire de tout, sinon ils se seraient arrêtés après le premier attentat. Et peut-on rire de cet incident, un jour après a fortiori ? Oui. Sans aucun doute. Il faut rire de celui qui espère s’attirer la gloire en tuant un innocent ayant pour seule arme un crayon, il faut rire de celui qui abat un ennemi sans défense et à terre (le policier), et ne surtout pas se cacher derrière une quelconque peur. Parce que de tous temps, les gens qui ont été capables de telles atrocités n’ont cherché qu’une chose : le respect. Le respect par la peur ou par la violence. Ne pas rire et faire un deuil tout ce qu’il y a de plus classique ne serait que dire amen à leurs agissements. Et même si c’est difficile, et je le comprends, continuez à rire, continuez à faire rire. Car faire rire quelqu’un est bien plus difficile que de l’abattre. Et de toute évidence, ces hommes n’étaient pas très courageux. On a le courage de ses actes.

Passons maintenant à la suite. En ce qui concerne l’attentat en lui-même, j’en ai fini. Non, je veux parler du retentissement que ça a eu. Au niveau mondial. Comme je l’ai dit plus haut, ce n’était pas le premier attentat. Mais c’est la première fois que mon “entourage technologique” s’est intéressé au sujet. Je suis Charlie

Difficile de la rater, celle-là, depuis hier soir. Je me suis connecté. Et c’était l’invasion. En l’espace d’une heure où j’étais au badminton, elle avait tout envahi, cette image. Et des tonnes de gens commencent à écrire à quel point ils sont désolés que ce genre d’attaque ait encore lieu dans un “monde civilisé”, à quel point ça les touche. Et je suis vraiment désolé de le dire ça comme ça mais, à toi, cher internaute qui a changé sa photo de profil, toi cher internaute qui a montré ton dégoût, toi cher internaute qui a décidé de “ne pas laisser faire”. Laisse moi émettre un doute sur ta franchise. Enfin, bien sûr, je comprends tout à fait ta réaction et celles de beaucoup d’autres gens. Mais… As tu lu ne serait-ce qu’une fois dans ta vie Charlie Hebdo ? Sais-tu au moins de quoi ça traitait ? Sais-tu que c’était déjà arrivé ? Passons aux autres questions. Est-ce que ça a vraiment un intérêt de faire ça ? Penses-tu vraiment avoir une répercussion sur tes nouveaux ennemis ? Penses-tu vraiment être d’un quelconque soutien à quelqu’un ? Un jour, j’ai lu un article intitulé Les idées de merde se répandent à cause de ceux qui prétendent les combattre. N’est ce pas ce que tu fais, au fond ? Ne vois-tu pas que ceux que tu critiques cherchent à faire réagir ? A forcer à se révolter ? Parce que le jour où ils se feront tuer lors d’un raid du GIGN, ils mourront en martyr, de leur point de vue, et de celui de quelques autres. Parce qu’en les rendant si méprisables, tu les héroïses indirectement. Qui c’est qui a réussi à faire soulever et indigner soixante millions de français ? Trois hommes. Et je doute qu’ils en soient peu fiers. Mais je crois que ce que je pense ne pourrait être mieux résumé que par ça :

Ask

La plupart des gens qui font ça ne font ça que pour suivre la masse. Pour passer pour quelqu’un qui s’intéresse au monde. Alors qu’il n’a jamais lu le journal ou regardé le JT. “Parce que c’est chiant tu comprends ?” Autant je suis pas d’accord sur la première partie de la réponse (sur le “trop foncé”) autant sur la suite il a totalement raison. Si vous êtes capables d’extérioriser cette peine à ce point, c’est qu’au fond, elle n’est pas si grande que vous tentez de le faire croire.

J’aimerais ensuite parler de la connerie de certains. Malheureusement je n’ai pas énormément de captures d’écran. Mais une seule suffit (et puis vous cherchez sur Twitter et vous en trouverez plein de toute façon, moi j’ai celle là en exclusivité).

Parfois on est con. Mais connerie avouée à moitié pardonnée. Malheureusement là, c'est pas le cas.

Mec. Attends.

“Quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre.”

(Sourate 5 : Verset 32)

J’imagine qu’ils avaient tué la dignité du prophète ?

Je pourrai encore en écrire des lignes. Mais je tiens à préciser quelque chose. Je n’y connais rien. Je veux dire, j’ai jamais lu le Coran en entier, et je suis pas au courant du conflit en Israël ou de la plupart des choses. J’ai pas fait Sciences Po. J’aide parler de ça mais je ne suis pas un pro. Moi, je vais éviter de m’enfoncer plus profondément dans le sujet. Parce que je veux pas ressembler à ces gens qui n’y connaissent rien et à qui le fait de ne pas avoir demandé leur avis n’empêche pas de le donner. J’ai pas assez de connaissances, alors je vais pas faire mon pro sur un sujet comme ça. Mais pour résumer, que vous soyez des terroristes (auquel cas vous pouvez téléphone au numéro indiqué ici : 17 pour donner votre identité et obtenir l’adresse du commissariat le plus proche) ou des brainless qui ont tout repris sur les réseaux sociaux sans réfléchir une minute ou connaître le journal, vous avez tort.

Je crois, que au fond, tout cet article, de l’attentat jusqu’à la réaction inutile des gens, se résume parfaitement à ce petit message du grand Valek.

Valek

Et malgré tout, un petit jeu de mots sympathique pour finir sur une note positive.

Déconne pas, Mecque, tu pourrais être le prochain.

Ma (petite) histoire avec le SAV de Nokia

Et non ! Pour une fois, je ne vais pas me plaindre sur mon blog. J’ai un peu peur de faire mon fanboy et de dire que chez Nokia, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et vous pouvez pas savoir à quel point je me sens bizarre en écrivant ça, mais je me sens le besoin de l’écrire. Parce que, quand quelque chose va pas, on le dit. Mais c’est très rarement le cas quand c’est le contraire.

Bref. Posons les éléments de base. A la rentrée 2014, mon téléphone a commencé à faire des caprices concernant le chargemement. C’était très, très lent. Et en plus, la batterie ne tenait plus ou presque (une journée à peine, alors qu’il tenait facilement  deux, trois jours avant. D’ailleurs, pour une phablette, ça gère). Ensuite, il a fallu que j’applique une force (on se croirait en cours de mécanique, youhou) sur le connecteur (plus ou moins cinq newton) pour qu’il veuille bien apparaître comme branché et – parfois – charger. C’était tout, sauf bien.

C’est pourquoi j’ai décidé de l’envoyer en SAV quand mon père partirait en métropole vers décembre. Cependant, le fait qu’il fasse totalement la grève de la charge entraîna son envoi au SAV plus rapidement que je le souhaitais. D’autant plus que, la batterie ne se chargeant plus, il ne voulait pas du tout démarrer parfois, en faisant une boucle logo Nokia / redémarrage. Jusque là rien de bien sympathique, me direz-vous. Mais !

Finalement, j’ai décidé de l’envoyer depuis la Réunion, et immédiatement. Je me suis donc rendu sur le site du support de Nokia, pour faire un diagnostic en ligne (comprenez un truc pour que les gens envoient pas le téléphone sans raison en SAV). Au final, c’était pas faisable manuellement. Sans déconner… Du coup, j’ai rempli les papiers (enfin les papiers c’est un bien grand mot), et c’est là que j’ai déjà eu une excellente nouvelle. L’envoi en Chronopost était gratuit. Où que vous viviez, ils vous donnent un bon d’envoi à imprimer, et à coller sur un colis, puis à poster directement. De quoi vous motiver pour l’envoyer !

Mon téléphone partit donc de mon île vers le 20 octobre (j’étais en Afrique du Sud à ce moment-là). Quand je rentre, je décide de me rendre sur le site pour savoir où en est la réparation, et j’apprends avec bonheur que le téléphone a déjà été réparé, et qu’il attend maintenant qu’on le renvoie chez moi !

Une semaine et demi passe. Toujours rien de changé sur le suivi en ligne. J’envoie donc un e-mail au SAV en désespoir de cause (parce que je me doutais bien que j’obtiendrais pas de réponse). En quelques minutes, je reçois une réponse :

Désolé, mais c’est pas nous, hein. Nous c’est pas les portables, c’est les appareils portatifs ! Pour ça, voyez un autre service à cette adresse : […]

Ils m’énervaient déjà. Mais bon, on n’a rien à perdre. Je transfère le mail à cette seconde adresse et attends patiemment. Au bout de dix minutes, je reçois une réponse ! J’ai du mal à y croire, mais c’est bien vrai :

Bonjour,
En fait, votre téléphone est en réparation, ne vous inquiétez pas, on attend une pièce !

Ce que je trouve assez bizarre, dans la mesure où j’ai précisé qu’il était écrit qu’il était en attente de renvoi. Je leurs réponds donc en montrant mon incompréhension, et ils me rerépondent :

AAAH. Oui. Pardon. J’avais la flemme de vérifier alors je vous ai envoyé sans même lire votre mail lol en fait il a déjà été renvoyé, c’est une erreur sur le site. Voilà le numéro de suivi colis pour Colissimo.fr : […]

Je vérifie donc. Mon téléphone est déjà à la douane réunionnaise, et à ma grande chose, n’a même pas été bloqué à la douane. Impressionnant. Je remercie donc la personne qui m’a gentiment répondu et qui m’a quand même aidé par e-mail en moins de vingt minutes ce qui est assez incroyable !

Un jour après, soit hier, je reçois mon téléphone, bien emballé dans une boîte doublée de papier-bulles.

J’ai aussi l’impression qu’ils ont remplacé mon chargeur. Point super positif : ils m’ont aussi reflashé le téléphone en ROM Stock (Windows Phone 8.1 non-update), ce qui me permet d’avoir un truc un peu plus stable qu’il l’était déjà et en plus, d’être en ROM officielle quoi.

Bref, merci Nokia, encore une preuve que vous êtes les meilleurs. Vous roxxez du poney. 

Smiley

Twitter : l’élite, la masse, et le problème.

Twitter : l’élite, la masse, et le problème.

Le plus vieux souvenir de l’utilisation de Twitter que j’aie, c’était il y a pas moins de trois ans, en 2011. A l’époque, je n’avais quasiment pas d’abonnés, ni d’abonnements. Et à l’époque, il faut le dire comme ça, Twitter était particulier. Si vous voulez, il y avait deux catégories de personnes :

  • L’élite
  • La masse

Pour faire simple, la première était composée de gens célèbres. Par célèbre, comprenez “célèbres sur Internet”, ainsi il n’y avait que très peu de stars “classiques” (comme Miley Cirus par exemple), et encore moins de stars classiques actives. Les vraies stars de Twitter étaient celles d’Internet. Pour donner quelques exemples : comex, la dev team (les développeurs de l’ex système de jailbreak de l’iPhone), mais aussi divers PDG de boîtes de technologies et des experts en sécurité ou en trucs super compliqués que personne comprend. Leurs abonnés se comptaient en milliers, voire en centaines de milliers pour certains.

Et la deuxième partie, c’était vous (à moins que vous soyez un grand PDG, si c’est le cas je suis honoré). Vous, qui peiniez à atteindre les cinquante abonnés alors que vous tweetiez du “bon contenu”. Vous, qui essayiez de communiquer avec les grands sans obtenir jamais de réponse.

Et le système était comme ça. En effet, l’élite communiquait avec l’élite, sur des sujets de conversation plus ou moins complexes. Et la masse les suivait, retweetait, ou débattait entre elle du contenu de l’élite (rarement tout de même). Et jamais – ou presque, par exemple quand vous connaissiez personnellement quelqu’un de l’élite – l’élite ne répondait à la masse. Simplement parce qu’elle n’en avait pas besoin pour avoir des échanges et des fidèles abonnés de répondre à vos questions qui étaient quand même pour la plupart très stupides. Certains diront que c’est du snobisme, je ne dirais pas ça. C’est plus ou moins la France du dix-huitième siècle, avec les conditions de vie en moins.

Et j’ai quitté Twitter. Les raisons à ça sont simples : j’avais une connexion très mauvaise, et sur un réseau social où on est censé mettre tout ce qui nous passe par la tête / nous arrive, ce n’était pas du tout facile ni même faisable.

Finalement, je suis revenu un an après plus ou moins. Et ça avait changé. Si vous voulez, à ce moment-là, la plateforme de Twitter que j’avais connu avait plus ou moins disparu. A cause d’un chose, d’une seule : l’invasion de kikoos. Je suis quasiment sûr que vous êtes sur Facebook. Si jamais vous avez moins de vingt ans, vous devez vous souvenir du temps où les gens s’appelaient “Màdmwazèl ËlØwdiie” ou “Maalba Reiz Sherie” (je tiens à préciser que je n’ai pas inventé ces noms…), et où il mettaient à jour leur statut toutes les deux heures pour dire des trucs totalement inutiles avec plein de fautes. Heureusement, tout ça s’est arrêté sur Facebook (ou presque vu que les deux spécimens d’avant m’ont demandé en ami pendant les dernières vacances). Le problème, c’est que ça semble s’être reporté sur Twitter. En pire. 

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