Moi je vais vous faire montrer que qu'est ce que je dis c'est qu'est ce qu'il faut retiendre.

600 Kilos d’ennui

600 Kilos d’ennui

En 2010 sortait 600 Kilos d’Or Pur, film français réalisé par Eric Besnard et qui raconte l’histoire de cinq mecs qui aiment l’argent. Et je sais pas pourquoi – je sais pas comment – quand j’avais vu la bande-annonce, j’avais immédiatement eu envie de le voir. Six ans après sa sortie, presque jour pour jour, j’ai eu la « chance » d’assister à ce chef d’oeuvre. Le seul film que j’aie trouvé moins intéressant que Suicide Squad jusque-là.

Google avait pourtant tenté de m'avertir du danger que je courais en visionnant ce film. Je décidai de prendre le risque malgré tout.

AlloCiné, Programme TV et Télérama avaient pourtant tenté de m’avertir du danger que je courais en visionnant ce film. Je décidai de prendre le risque malgré tout.

Revoyons ensemble l’histoire. Le film se passe dans les Antilles, où plein de gens travaillent à l’exploitation de l’or – qu’ils soient officiels ou clandestins. Quand un jour, l’un d’entre eux se dit « mais c’est bien sûr ! on n’a qu’à voler le stock d’or d’un clandestin, s’enfuir avec, le revendre à 13 000€ le kilo et on sera riche mes amis ». Tout semble se passer à merveille, sauf qu’un peu avant le départ de l’opération, un des membres du complot se fait attaquer par des mecs en quad qui débarquent dans sa concession et tuent tout le monde. Sauf sa femme (en fait, ils auraient dû, comme vous allez le voir). Les complotistes sont déçus – parce que quand même c’est un peu la merde d’être à quatre au lieu de cinq – quand tout à coup, arrive la survivante qui dit « non vous inquiétez pas je prends sa place tout va bien aller ». « Vous inquiétez pas. »

Alors on pourrait se demander pourquoi elle décide de prendre sa place (sachant qu’elle a la force d’un enfant de quatre ans et le QI d’une poule transgénique). L’explication du film, est qu’elle s’est faite exproprier de sa concession par une autorité apparemment compétence (pour une raison obscure) et qu’elle se retrouve, du coup, avec beaucoup de dettes. Et que la seule solution c’est de prendre l’argent que son mari avait prévu de voler.

Pourtant l’affiche en japonais avait l’air chargée en action. Par contre j’ai pas vu d’explosions moi dans le film.

J-0 : ça y est, c’est l’heure. Les mecs se rendent sur place, posent des bombes afin de faire péter les installations du clandestin à leur départ (pour le plaisir de faire exploser des trucs sûrement), ils ont pris la cargaison (j’ai pas trop compris comment ils ont pu rapporter 600 kilos d’or dans un hélico en dehors de la propriété sans se faire remarquer mais soit), sont prêts à décoller quand tout à coup… Quand tout à coup ils comprennent qu’ils auraient du tuer la femme au lieu de la laisser venir. Parce qu’elle a décidé qu’elle devait sauver une indigène (pourquoi elle ? pourquoi elle seulement ? l’histoire ne le dit pas. Mais il faut bien un boulet dans l’équipe, ce serait trop simple). Résultat : ils perdent des précieuses minutes, les gens se rendent compte que « oh tiens, tout notre or a disparu d’un coup » et sont pas très contents, et commencent à tirer sur l’hélicoptère. Camille (parce que selon Wikipédia elle s’appelle Camille) roule en quad avec l’indigène derrière elle jusqu’à l’hélicoptère, où tout le monde est super content de la retrouver vivante alors que c’est Bagdad en bas l’engueule. Fin ceci dit je les comprends. Moi on me ramènerait un passager supplémentaire sans aucun intérêt dans l’expédition au prix de balles de mitraillette dans mon hélicoptère je serais pas jouasse non plus. Parce que – j’ai oublié – l’hélicoptère a pris des coups et, allez savoir comment, l’a empêché de fonctionner en partie. En gros, il vole, mais il volera plus très longtemps (ça, ça se reconnaît à la fumée noire). Après quelques minutes au-dessus de la forêt, ils se posent à côté d’un lac et c’est là que le film l’ennui complet commence.

Parce que toute l’essence du film est la : un groupe de gens qui connaissent plus ou moins rien à la forêt, perdus dans la forêt, avec accessoirement 600 kilos d’or à transporter. Heureusement, comme d’habitude, on peut compter sur le Einstein de la bande. Ils décident tous à l’unanimité de porter l’or sur leur dos jusqu’au Brésil. Des groupes se forment : ils ont la bonne idée de mettre les deux femmes – dont une est enceinte – ensemble et ils commencent à avancer.

Après environ cinq mètres d’effort fourni par toute l’équipe ils se rendent compte que 600 Kilos à six… C’est lourd. Genre vraiment. D’ailleurs ça peut paraître bête mais je pense que s’ils ont pensé qu’ils allaient pouvoir transporter un sixième du magot chacun pendant des dizaines de kilomètre, ces gens là n’ont très clairement jamais porté un sac de ciment de leur vie. Mais bon, bref.

Keskonvafer avk tou sept aure ?

Se demande alors le génie de la bande, le seul à dépasser les trente de QI. L’idée est donc d’enterrer l’or, de continuer la marche vers le Brésil et une fois là bas, de louer un hélicoptère et de tout revenir chercher (en espérant ne pas se faire tirer dessus cette fois). Ce qui est un peu con dans la mesure où une fois la frontière passée, ils auront au moins encore deux fois la même quantité de kilomètres à faire avant d’arriver sur quelque chose qui ressemble à de la civilisation mais bon. La preuve en image :

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Et encore, j’ai pris ce que j’appellerais le « meilleur des cas » : s’ils sont partis de plus proche de la frontière ils auront encore plus de marche à faire que deux fois ce qu’ils ont déjà fait mais bref, on n’est pas à un détail près.

Le problème dans leur cas, c’est qu’ils sont poursuivis. Effectivement, 600 kilos d’or (pur) ça ne se vole pas sans créer quelques différends. Alors ils n’ont pas beaucoup de temps et ils continuent à avancer, en ayant enterré quasiment toute leur fortune (ils en gardent un peu, trente kilos, au cas où, et parce que quand même c’est pas si lourd trente kilos c’est pas trop handicapant quand on marche).

Et comme je le disais : on s’emmerde. Y’a pas d’autre mot. Le film est d’un chiant hors du commun. Je me suis énormément ennuyé devant L’étrange histoire de Benjamin Button, mais lui il était vraiment long. Ce film qu’on regarde là dure une heure et demi faut pas l’oublier (et heureusement en fait). En résumé, notre fine équipe traverse la forêt, en marchant, en nageant, en faisant toutes sortes d’activités qui pourraient paraître super cool s’ils étaient pas poursuivis par des contrebandiers et s’ils étaient pas perdus au milieu de l’Amazonie. Mais comme il faut bien des dialogues, on a droit a des conversations d’anthologie. Entre le mec qui se fait piquer (enfin, je crois, j’ai oublié en fait) et à qui on ment parce que sinon il va être découragé – ou en fait j’en sais rien en fait pourquoi on lui ment, sûrement parce qu’on l’aime pas – et les disputes pour un oui ou pour un non, la vie est bien intéressante dans cette partie de la Guyane.

Au bout d’un moment, surprise. Un des personnages pète les plombs (genre bien comme il faut) et décide que, maintenant, il va s’en aller tout seul avec son or parce que voilà il est pressé. A leur réveil (ouais, en fait, ils dormaient) les autres personnages réalisent que « oh tiens, il manque quelqu’un » et comme ça paraît évident que plus on est de fous, moins on rit (dans leur cas, c’est vrai), ils décident plus ou moins de se séparer dans le plus grand des calmes. Ca va, ça fait qu’une demi heure qu’ils répètent qu’il faut rester soudé.

Donc un décide de trouver du réseau afin d’appeler un hélicoptère pour qu’il vienne les chercher. Pour cela il récupère les portables de tout le monde (apparemment, les batteries des téléphones de Guyane viennent du futur, puisqu’ils tiennent plus de trois jours). D’ailleurs je sais pas comment il va faire dans la mesure où ils ont aucune carte et aucun GPS, mais ça ne l’empêche pas d’être chaud. Le mec super intelligent du début décide d’aller chercher le petit chenapan qui s’est enfui, et les deux femmes restent en plan (c’est des femmes, c’est normal. Enfin en tout cas selon le point de vue du film.)

Et pile au moment où tout le monde est séparé, les méchants (enfin, si on peut dire qu’il y a des méchants et des gentils dans ce film, mais on va dire que c’est eux les méchants puisqu’ils sont noirs) les rattrapent et décident de tirer sur tout le monde. Et en fait je vais pas vous cacher que j’ai pas trop compris ce qui s’est passé à ce moment là. Genre ils arrivent et tout le monde revient de sa promenade en même temps et ils se font tirer dessus et peut-être que certains sont blessés et d’autres tués.

En fait, pour être honnête, je saurais pas vous dire ce qui se passe. Et je pourrais encore moins vous dire ce qui se passe dans la suite du film puisque à ce moment précis je me suis rendu compte que même aller expliquer à Marion Maréchal Le Pen pourquoi l’IVG, c’est bien, serait moins de la perte de temps. Alors j’ai juste fermé VLC et je me suis préparé pour aller en cours.

Franchement, je sais pas trop quoi vous dire sur ce film. Difficile de juger, puisque j’ai dormi la moitié du temps et que j’ai pas arrêté de trouver le film de pire en pire le reste du temps (ce qui est un exploit). C’était tellement chiant que je le classe à environ « ma prof d’anglais de seconde » sur mon échelle du soporifique, qui va de 0 c’est à dire une vidéo de TomSka jusqu’à beaucoup, c’est à dire La Visite de la Fanfare, film franco-américano-israélien – que j’ai vu en israélien évidemment – et que je vous conseille chaudement si votre médecin vous refuse le Zolpidem.

En résumé, je sais quoi vous dire. Ne louez pas ce film. Mais ne le téléchargez pas illégalement non plus. Imaginez que vous receviez un mail (ou pire : UNE LETTRE) d’Hadopi à cause de ça. Vous auriez les boules. Mais genre les boules monumentales.

Antidépresseurs, racisme et cérémonie de remise de prix : découvrez This Unruly Mess I’ve Made, dernier album en date de Macklemore. 

Antidépresseurs, racisme et cérémonie de remise de prix : découvrez This Unruly Mess I’ve Made, dernier album en date de Macklemore. 

Note : cet article a été écrit très peu de temps après la sortie de l’album mais j’ai… raté le bouton Publier. Et je l’ai pas publié. Je suis pas doué.

S’il y a bien un rappeur que j’apprécie énormément pour ce qu’il fait, c’est bien Macklemore. On connaît presque tous Macklemore, probablement par « Thrift Shop » pour certains, ou par « Can’t Hold Us », mais certains autres, amateurs de rap savent sans doute que ce ne sont pas les seules chansons de Benjamin Haggerty qui valent le coup. En fait, ces deux chansons sont sorties sur son premier album, The Heist, sorti en 2012. Il faut savoir que Macklemore revient de loin, qu’il a longtemps été drogué et alcoolique, et qu’avant il a sorti The VS, un incroyable EP, mais je reviendrai sur tout ça dans un autre article parce que, quand même, il faut en parler. Mais c’est pas le but ici. Le but, ici, c’est This Unruly Mess I’ve Made, son nouvel album. Qu’en fait j’attendais pas du tout parce que j’étais pas au courant.

En fait, pour être honnête, j’avais un peu peur. Je craignais que les nouvelles chansons soient plus « détendues », plus cool, moins engagées. Il ne faut pas oublier que c’est le Macklemore alcoolique et drogué qui a écrit « Otherside », qui reste pour moi sa meilleure chanson de tous les temps. Le Macklemore clean, il est plutôt dans l’egotrip et dans les trucs du genre de « Thrift Shop », vous voyez. Après un premier EP fantastique, il sortait The Heist, déjà plus dilué. Et ma crainte légitime était que ce troisième album serait plus dans la détente que ce que Macklemore était avant. Heureusement, ce n’est pas le cas.

Bien qu’on retrouve certaines chansons comme « Downtown » (après les friperies, il se met aux mobylettes) ou encore « Let’s Eat » où il (me) déçoit par son manque d’engagement, l’album est réussi. D’attaque, avec « Light Tunnels », où il raconte la cérémonie des Grammy Awards, où il avait gagné contre toute attente, et qu’il décrit comme presque surréaliste – mais aussi comment tout est faux et tout n’a qu’un but : l’argent. D’autres, comme « Kevin », rendent hommage à un de ses amis, décédé d’une overdose. Après Pimp C dans « Otherside », c’est maintenant Kevin qui a succombé suite à une overdose d’antidépresseurs. En fait, ce qu’on apprend (ou en tout cas ce que j’ai appris) c’est que les Etats Unis souffrent d’une sévère addiction à ces médicaments et qu’ils sont la cause de beaucoup de décès par an, et que, ce n’est pas rien : les Etats Unis consomment 99% de la vicodine mondiale. Rien que ça. En alternant refrain chanté et rap comme on les aime, Macklemore et Leon Bridges arrivent à refaire passer le même message qui était passé dans « Otherside », bien joué.

De même, dans « Need to Know », en featuring avec Chance The Rapper  (!), il évoque le problème dans l’oxycodone dans la jeunesse américaine, oxycodone qui fait des dégâts chaque année (anecdote : elle était censée être sans effet addictif… Enfin c’est ce qui a été dit lors de son lancement). St Ides est aussi pas mal, dans la simplicité de « la vie, c’est bien » (mais c’est aussi une réflexion sur sa propre vie et sa propre expérience, ses souvenirs de jeunesse, entre autres liés à l’alcool).

Le problème, c’est que la forme n’est pas toujours idéale. Souvent vu par un rappeur pour hipsters par certains, il est vrai que des fois on se demande un peu ou il va, et sa manière de dire les choses n’est pas forcément ni intéressante, ni mémorable. Malgré tout, à mon avis, son style reste présent.

Et c’est exactement ça que j’espérais. Avec « Growing up », en featuring avec Ed Sheeran (un morceau où il s’adresse à sa fille et où il lui déclare tout son amour) ou « Brad Pitt’s Cousin » – totalement dans un autre style, je perdais cet état d’esprit que j’appréciais. Mais heureusement, l’alcoolique est encore un peu là, et il se souvient de ce qu’il a vu et vécu.

Mais c’est pas tout. Et ce qu’il reste est peut-être le plus important. Macklemore remet le couvert sur « White Privilege II ». Après avoir posé des questions pour la première fois en 2005 sur le rapport entre société américaine et racisme, la suite arrive, plus de dix ans après. Et cette chanson, bien que longue, pose les questions qu’il fallait. Après les événements de Ferguson, une telle chanson semble adaptée, en plus d’être parfaitement écrite, comme à l’habitude.

I can book a whole tour, sell out the tickets
Rap entrepreneur, built his own business
If I’m only in this for my own self-interest, not the culture that gave me a voice to begin with
Then this isn’t authentic, it is just a gimmick
The DIY underdog, so independent
But the one thing the American dream fails to mention
Is I was many steps ahead to begin with

Au final, si on peut reprocher beaucoup à Macklemore- notamment le fait d’être éloigné des racines du rap- le fait est qu’il se démarque du reste des rappeurs de son époque par le fait qu’il tente de changer quelque chose. Rares sont ceux qui essaient d’avoir une influence positive sur leur public, en faisant passer un message, que ce soir sur les conséquences alarmantes des traitements antidépresseurs ou sur le fait que, oui, le White Privilege existe bel et bien. Et si parfois dans la forme on peut trouver ça pas forcément idéal, à la manière d’un Apple Plans en bêta, il nous emmène la ou il veut. Et qu’importe si ce n’est pas le meilleur chemin après tout.

S’il ne fallait en écouter que trois :

  • « White Privilege II », pour le message, pour sa structure et pour le travail qu’il y a derrière.
  • « Kevin », pour le message et la forme (le refrain est tellement… beau, et les couplets ne sont pas en reste)
  • « Growing Up », parce que ça change. Un rap presque chanté, un registre différent de son habitude, et même une instru bien différentes des autres.

Et éventuellement deux autres pour la route :

  • « Need to Know », PARCE QUE CHANCE
  • « St Ides », parce qu’elle est tout simplement agréable à écouter !

The Witcher 3, meilleur jeu des trois dernières années ?

Aujourd’hui, ça fait un peu plus d’un an que The Witcher 3 est sorti. Alors qu’à l’époque je ne connaissais pas du tout, on m’en a parlé depuis et en le voyant il y a quelques jours à 25€ sur Steam, j’ai pas résisté.

Et il y a tellement de choses à dire sur ce jeu que je sais pas vraiment où commencer. Et d’ailleurs, je tiens à m’excuser avant tout pour les nombreuses comparaisons à Skyrim que je risque de faire, étant donné que c’était jusque là pour moi le meilleur RPG de tous les temps. Mais là, c’est une autre catégorie.

Comme d’habitude, je vais commencer par l’apparence du jeu, parce que c’est quand même le premier truc qu’on voit quand on ouvre le jeu. Le jeu utilise le moteur REDEngine 3 que je connaissais absolument pas avant. Normal me direz-vous, il n’est utilisé que par CDProjekt, les développeurs polonais qui ont créé ce jeu. Et franchement, même si j’ai eu l’occasion de jouer à pas mal de jeux assez beaux ces dernières années (Skyrim, même si c’est discutable, reste quand même un beau jeu, d’autant plus si on l’a moddé comme il faut), mais aussi Far Cry 3 et 4 (basés sur une version modifiée du CryEngine, ça se pose là) ou même Bioshock Infinite (qui est pas laid, et qui a des beaux effets de lumière). Mais The Witcher 3 est différent. Concernant les objets, les textures, tout ressemble au reste. Il faut noter les herbes qui sont vraiment des herbes hautes et pas juste une texture collée sur le sol (mais bon c’est normal c’est moderne). De même, les arbres bougent (!) Les arbres bougent, je sais pas si vous vous rendez compte de ce que c’est mais c’est assez rare pour être remarqué. Et surtout ça ajoute vraiment à l’immersion au niveau de l’ambiance (mais on en reparlera). En fait, c’est la lumière de ce jeu qui est incroyable. Je ne sais pas comment le dire autrement, c’est la première fois que je voyais quelque chose d’aussi réaliste dans un jeu-vidéo. Là où beaucoup d’autres ont échoué et rendent une version fade de ce qu’on pourrait espérer, ici tout est là. Les couchers de soleil sont magnifiques, et surtout en cas de pluie ou de ciel gris foncé la lumière que l’on pourrait voir « en vrai » se ressent dans le jeu. Et c’est incroyable (et peut être que si vous y avez jamais joué vous ne le remarquerez pas, mais croyez-moi ça vaut le détour).

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Pour le reste, le jeu se présente en vue TPS. Un choix discutable au niveau du réalisme, mais qui par contre permet un dynamisme que peu d’autres RPG ont. Au niveau des combats, le système permet des mouvements plus fluides et surtout beaucoup plus intéressants que ceux de Skyrim. Là où dans Skyrim, un combat se résume à « Taper fort taper fort taper pas fort potion potion cri taper taper ah c’est bon il est mort », là il y a des possibilités d’esquive et de roulades sur le côté de type feintesques ce qui permet de se battre plus intelligemment (j’avais vu ça dans Dark Souls et j’avais regretté l’absence d’un tel système dans Skyrim). On a évidemment plusieurs armes à notre disposition : une épée, et des « signes », des pouvoirs magiques avec chacun un effet différent (un qui lance du feu, un qui déploie un piège, un qui déconcentre l’ennemi, un qui leur fait perdre l’équilibre, vous voyez le genre) et il faut alterner entre les deux. Autre point positif : là où ailleurs il faut aller chercher de quoi se soigner dans l’inventaire à chaque fois qu’on le souhaite, il y a quelques touches d’accès rapide qui permettent de manger un truc rapidement ou de boire une potion rapidement. C’est très pratique et permet d’éviter de ralentir les combats au milieu.

Dames de la forêt

L’ambiance du jeu en général est très réussie. Comme je le disais, c’est entre autres dû aux graphismes incroyables, et au monde qui bouge avec la météo, mais pas seulement. Les sons sont très bien gérés (en forêt, ça ressemble vraiment à quelque chose, on entend les arbres, le vent, les animaux et tout ce genre de choses et c’est très sympa) et les PNJ sont nombreux et… intéressants on va dire. Les villes sont très grandes (c’est très impressionnant) et remplies de gens, de magasins et de quêtes. Point intéressant : il y a des fois des événements aléatoires auxquels on peut participer (genre un mec qui se fait agresser dans la rue) ce qui ajoute au dynamisme général du jeu.

On en vient donc à parler de la musique. N’importe qui peut dire que la musique d’un jeu vidéo est importante, quel que soit le type de jeu. La musique doit accompagner l’action dans laquelle le joueur est plongé pour renforcer l’immersion. Dans un RPG, la musique est encore plus importante dans la mesure où elle doit aussi accompagner les moments où rien ne se passe, et où le joueur ne fait qu’avancer à travers le monde par exemple. Dans Skyrim, la musique est parfaitement gérée. Composée par Jérémy Soule (qui est dans son élément), elle passe parfaitement dans toutes les situations possibles. Pour rendre cela possible, la bande originale est composée de plus de morceaux originaux joués par un orchestre, dont les ambiances sont bien différentes pour s’adapter à n’importe quelle situation. Il y a aussi un morceau de 42 minutes, quasiment « vide »  qui n’est la que pour meubler les moments où rien ne se passe et les transitions entre les autre vrais morceaux.

Tout ça permet quelque chose : la musique est présente, « visible » mais c’est bien elle qui sert le jeu et pas l’inverse. En effet, il est rare qu’on se concentre plus sur elle que sur le jeu car elle sait se faire discrète et s’intégrer sans abuser. Et c’est la que The Witcher 3 me déçoit un peu.

Pour moi, la musique de ce jeu, bien que réussie, n’est pas une excellente musique de jeu. Elle est bien faite, elle s’intègre bien mais elle se fait bien trop remarquer. Lorsque on accumule les heures de jeu, elle devient répétitive au point de devenir pesante, ce qui donne plus envie de quitter le jeu que d’y rester (faites écouter « The Streets of Whiterun » à un joueur de Skyrim, même s’il n’a jamais vraiment fait attention à la BO, il reconnaîtra, sans pour autant que ça lui ai paru trop remarquable en jeu). C’est vraiment dommage pour un RPG de cette qualité d’avoir une musique un peu décevante, d’autant plus que jouer à un RPG sans la musique, c’est vraiment pas pareil (et pas aussi bien).

Novigrad

En conclusion, je dirais que The Witcher 3 est vraiment un très, très, très, très bon jeu. Et sa place de meilleur RPG de tous les temps sur Metacritic est tout à fait justifiée tant il vaut le coup. Donc si vous cherchez un jeu que vous rentabiliserez très facilement et très rapidement, n’hésitez pas, il est là sous vos yeux pour votre plus grand plaisir.

PS : je n’ai pas essayé les DLC mais ils sont, à ce que j’ai lu et entendu, de très grande qualité.

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