Moi je vais vous faire montrer que qu'est ce que je dis c'est qu'est ce qu'il faut retiendre.

Star Wars Battlefront, en vrai, il est bien. Si si.

Star Wars Battlefront, en vrai, il est bien. Si si.

(source)

Avant de lire cet article, je vous propose une petite chronologie rapide des jeux Star Wars Battlefront sortis jusqu’aujourd’hui. 

  • Star Wars Battlefront que j’appellerai Star Wars Battlefront I, sorti en 2005 et développé par Pandemic Studios.
  • Star Wars Battlefront II que j’appellerai… Star Wars Battlefront II, sorti en 2007 et lui aussi développé par Pandemic Studios.
  • Star Wars Battlefront, que j’appellerai Star Wars Battlefront, sorti en 2015 et développé par DICE (et édité par EA). Il est annoncé en 2013.
  • Star Wars Battlefront ??? que j’appellerai Star Wars Battlefront EA II, qui sortira sans doute en 2017 et développé toujours par ceux qui ont les droits depuis que Disney a racheté la licence.

Il y a déjà presque un an sortait Star Wars Battlefront, jeu développé par DICE et édité par Eletronic Arts. Après un teasing ayant duré plusieurs années, les fans de Star Wars, de FPS et même des anciens Battlefront ont pu découvrir ce jeu qu’ils avaient attendu pendant si longtemps et beaucoup ont été déçus – pour une raison tout à fait valable, on y reviendra. Après avoir été maintes fois critiqué et mis relativement bas, le jeu a fortement baissé en prix, en hype, et EA s’est pris une sacrée claque par rapport à leur stratégie commerciale.

Pourtant, après l’avoir acheté en promo il y a deux semaines, au risque de m’opposer à l’avis général… je trouve que ce nouveau Star Wars Battlefront est une réussite. Genre, vraiment.

Une de mes plus grandes peurs avant de connaître ce jeu est d’avoir non pas un Battlefront, mais une sorte de Star Wars Battlefield. Ces dernières années, DICE a principalement développé Battlefield 3, Battlefield 4, Battlefield Hardline et Battlefield One, cette crainte était légitime. Rien ne les empêchait de simplement reprendre les mêmes modes de jeu, les mêmes concepts et mécaniques de jeu avec des modèles et des maps venant de l’univers créé par George Lucas. Heureusement, ce n’est pas le cas.

Là où Battlefield propose différentes classes (ingénieur, éclaireur, médecin et soutien), Battlefront ne propose… qu’une classe. On joue simplement un personnage, qui n’a rien de plus que les autres. Il n’y a pas de système d’armes secondaires et de gadgets comme dans Battlefield mais des « cartes des étoiles ». En gros, il s’agit de bonus que l’on peut utiliser à intervalles réguliers : une bombe, un bonus temporaire pour une arme, un avantage pour l’équipe, une arme plus puissante que le fusil qu’on a le reste du temps… Pour finir, il y a sur chaque map des « superbonus » : des armes bien plus puissantes que les autres qu’on peut récupérer et utiliser une seule fois (une mine, une arme vraiment très puissante et facile à utiliser, une tourelle à déployer…) Le système est bien pensé. Autre détail, il n’y a pas de munitions. Les cartes des étoiles peuvent être utilisées autant de fois que l’on veut tant qu’on respecte les cooldowns et les blasters surchauffent (ce qui fait que si on tire sans s’arrêter, on doit bien un moment s’arrêter pour laisser l’arme refroidir ; en revanche celui qui prend le temps de viser est avantagé puisqu’il n’aura quasiment jamais à laisser refroidir son arme et ne prendra donc quasiment de risque lié à cette facette du gameplay).

Par contre, le jeu reste plus ou moins un play-to-win. Au début, seules quelques armes sont disponibles pour le joueur, et il faudra jouer en multijoueur ou en solo pour pouvoir obtenir le niveau nécessaire pour acheter les armes suivantes. En effet, pas de déblocage automatique : dans ce jeu, on choisit les armes qu’on débloque, puisque à la fin de chaque partie on reçoit de l’expérience, mais aussi des crédits (l’argent de Star Wars). On peut ensuite acheter de nouvelles armes, cartes des étoiles, ou tout simplement apparences pour les personnages.

star-wars-battlefront-free-dlc-survivors-of-endor-screenshots-1Il y a vraiment pas mal de modes de jeu, et encore une fois il faut noter qu’ils n’ont pas été pris sur Battefield. Il y a évidemment les classiques (conquêtes, à quarante joueurs), deathmatch (à douze) mais pas seulement : on nous propose aussi des courses au droïde (il y a trois droïdes sur la map et chaque équipe doit en garder le contrôle), des batailles spatiales vraiment pas mal faites, et aussi le mode phare, l’attaque de TB-TT (l’empire a deux marcheurs très puissants qui doivent arriver à un point et avancent en continu, les rebelles doivent défendre des transmetteurs qui appellent des Y-Wing qui vont bombarder les TB-TT pour désactiver leur bouclier, puis une fois le bouclier désactivé les TB-TT seront vulnérables aux attaques des rebelles. Le but est qu’ils n’arrivent jamais au bout de leur chemin) qui est assez innovante, et vraiment pas mal à jouer.

Parlons rapidement du mode solo. C’est là que le bat blesse un peu selon moi puisqu’il est totalement raté ou presque. L’absence totale de campagne est déplorable (quand on sait la qualité de celle de Battlefront II, on a un peu mal, je suis sûr que j’étais pas le seul à en attendre une) mais ce qui la remplace est encore pire. On a le droit a des modes « survie » (qu’on peut faire seul ou en coop avec un ami, si jamais on en a) où on est seul(s) contre plein de vagues de stormtroopers qui tenteront de vous tuer. Dans l’idée ça peut être fun mais ça l’est pas. Parce que la difficulté de certains objectifs est exagérée, et parce qu’on se fait chier. Une mission de survie qui dure une heure, d’autant plus tout seul, ça m’intéresse pas. Un deuxième mode de jeu est le mode « bataille » où on a avec nous une équipe et on doit tout simplement jouer contre des IA et gagner la bataille (logique…). Le truc, c’est qu’encore une fois ça a sans doute pas été testé. Pour obtenir certaines récompenses, il faut réussir le niveau en étant très efficace et très rapide. Pourquoi pas, sauf que nos coéquipiers sont très mauvais, et que du coup ces objectifs sont en fait inaccessibles. Du coup, ça perd de son intérêt. Pour finir, on a également le droit à des didacticiels qui apprennent plus ou moins à jouer, ce qui me semble important, donc pourquoi pas.

Solo

ah ah ah, elle est bien bonne. Ils sont drôles les cons.

Pour finir, et il ne faut pas l’oublier, ce jeu est d’une beauté hors du commun. J’ai été assez impressionné par les résultats de Frostbite dans Battlefield 4, mais là c’est encore autre chose. Les mondes paraissent presque pris en vidéo tellement ils sont réalistes, on se croirait dans le film. Les maps sont bien pensées et font intervenir pas mal de planètes différentes (Tatooïne, Hoth, mais aussi d’autres qui ne font pas partie du Star Wars original comme Sullust). Le jeu tire pleinement partie de Levolution, technologie de DICE qui permet à une map d’évoluer au cours de la partie en fonction des intéractions des joueurs (sur Battlefield, ça se traduit par des tours qui s’effondrent), ici c’est des arbres qui tombent sur Endor, ou des décors qui se cassent la gueule par-ci par-là. Ce n’est pas aussi impressionnant que dans Battlefield, mais c’est plus difficile à adapter à Star Wars. Et la chose reste un tour de force dans tous les cas.

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avoue t’as cru c’était une photo

Il faut reconnaître que je suis assez convaincu par le jeu. Je l’ai payé dix euros, et jusque là je ne regrette absolument pas. Il y a peu de tricheurs en multijoueur, on en voit régulièrement se faire bannir, les modes de jeux sont intéressants et l’envie de débloquer de nouvelles armes marche bien comme carotte pour nous faire jouer. Pourtant, je reste dubitatif sur certains points.

Le premier est sans doute un détail, et il est d’autant plus un détail que Star Wars VII est sorti, et que d’autres sortiront bientôt, qu’il s’agisse de l’intrigue principale ou de spin-off comme Rogue One. Mais je regrette le manque de maps classiques.

Prix

Le jeu est actuellement en promo, ce qui le fait à 60€ tout rond. Mais normalement, c’est 80€, pour un jeu sorti il y a un an, c’est cher.

Mais ce n’est pas le pire, loin de là. Puisque le pire, c’est la stratégie commerciale d’EA qui est totalement ridicule en plus d’être très malhonnête (d’ailleurs je pense que ça leur servira de leçon). Quand le jeu est sorti, il n’était pas fini. Pas fini dans le sens il avait des problèmes, ça non on a l’habitude avec DICE. Non, pas fini dans le sens où il y avait quatre maps. C’est ridicule. Je veux dire à quel moment y’a un mec de chez EA qui s’est dit que proposer un jeu à soixante euros avec quatre maps multi ne provoquerait pas un shitstorm immédiat ? Parce qu’il a dû se faire virer le mec. Il y avait pas non plus de combats spatiaux (notons que ceux qui ont été apportés sont décevants. On est bien loin de ce que nous proposait Battlefront II, avec ses combats où il fallait détruire le vaisseau-mère ennemi en ciblant ses boucliers, puis ses systèmes de défense puis tout le reste). Et c’est dommage. Le jeu en lui-même a un potentiel sûr. Il a un public cible tout trouvé, qui n’a même pas besoin d’être recherché. N’importe quel fan de Star Wars qui a un peu d’argent a dépenser et qui aime les jeux-vidéo va l’acheter votre jeu, alors arrêtez de vous foutre de sa gueule. Parce que c’est ce qui s’est passé.

Comme je l’ai dit, l’absence de campagne solo – d’histoire – est déplorable. Mais ajouter à ça des maps multi en nombre ridicule c’est aller trop loin. Mais c’est pas tout. Le jeu va être fini. En été 2017, on aura un nombre plus grand de maps, avec plus de modes de jeux. A condition d’avoir acheté le Season Pass. Alors keskecé un Season Pass Jamy ? Un Season Pass, c’est un petit truc que tu achètes et qui te garantit l’accès à tout DLC publié après la première édition du jeu (par exemple une histoire plus longue dans certains jeux, de nouvelles quêtes ou une storyline parallèle dans certains RPG, des nouvelles maps dans un FPS à condition qu’au début il y en ait un certain nombre déjà). Et le Season Pass de Battlefront il coûte… Soixante euros lolilol. C’est à dire le prix du jeu. Donc en fait, pour avoir Star Wars Battlefront, version complète, finie, c’est à dire avec toutes ses maps et tous ses modes de jeux, il faudra attendre l’été 2017 (deux ans après la sortie) et débourser le double du prix original d’autres jeux comme GTA V, Fallout 4 ou The Elder Scrolls V: Skyrim.

Le but est pas ici de comparer des jeux entre eux. Ça aurait aucun sens. Mais je pense qu’il y a quand même une limite et elle a clairement été piétinée par EA. Mais bon, quelque part… tant pis. Quelque part tant pis parce qu’à l’heure actuelle, on peut trouver le jeu complet c’est à dire le Season Pass plus le jeu original pour trente euros, ce qui est un prix plus qu’honnête pour ce qu’on nous propose (un jeu de dernière génération qui restera une référence en matière de graphismes je pense, et pas mal de modes multijoueurs intéressants). C’est juste dommage qu’il faille attendre 2017, date à laquelle aura sans doute déjà été annoncé Star Wars Battlefront II, enfin Star Wars Battlefront EA II, pour lequel ils chieront, je l’espère, moins dans la colle.

Battlefront est donc un bon jeu. Un bon FPS multijoueur. Et c’est déjà bien. Le problème qui se pose maintenant est le suivante : Star Wars Battlefront by EAsportseuneugame est il un bon BattlefrontEt là, c’est le drame.

 J’ai joué à Battlefront II pendant très, très longtemps. Il a longtemps été pour moi le meilleur FPS et le meilleur jeu Star Wars jamais créé, et bien qu’il ait assez mal vieilli (il a plus de dix ans, quand même) ça reste agréable à jouer, même aujourd’hui. Et j’ai passé tellement de temps sur ce jeu, seul ou avec des amis, que ça reste une référence pour moi. J’ai installé des maps par dizaines, des histoires alternatives, et j’ai toujours été impressionné par la qualité du contenu proposé par la communauté. J’ai aussi adoré la campagne solo (même si bon, j’ai du mal à croire que ce soit les mêmes personnes qui exécutent l’ordre 66 et qui survivent jusqu’à la bataille d’Endor, mais bon soit) et j’ai aussi apprécié le fait qu’elle n’était pas facile. Il y a plusieurs niveaux que j’ai dû recommencer pour les réussir (chose qui n’est jamais arrivé dans un jeu récent). Je ne compte pas non plus le nombre de conquêtes galactiques que j’ai faites (ni celles que j’ai perdues). Et de ce point de vue là, malheureusement, Star Wars Battlefront… n’est pas un bon Battlefront.

Faisons l’impasse sur les mods. Un jeu EA avec des mods c’était perdu d’avance, j’y croyais pas du tout. Ajoutez à ça le fait qu’il est exclusivement multijoueurs – soyons honnête – et vous comprendrez que le modding aurait été difficile. Mais le reste…

Qu’est ce qui vous empêchait de mettre en place une conquête galactique ? Bon, à part le fait que vous avez quatre maps, oui, j’avais oublié ça. C’était un mode de jeu extraordinaire, c’était innovant, fallait réfléchir à ce qu’on faisait et je connais pas un seul joueur qui n’a pas aimé ça.

Et l’action immédiate ? Qui permettait de faire une partie en solo avec une équipe contre une autre (mais donc sans autres joueurs, seulement des intelligences artificielles), qu’est ce qui l’empêchait ?

Faisons aussi l’impasse sur les autres modes, Capture du drapeau ou Assaut qui avaient très peu de chance d’apparaître dans la nouvelle version. Et aussi l’absence de combats entre la République et la Confédération du Commerce.

C’est dommage. Parce qu’EA se plante lamentablement sur un jeu sur lequel ils auraient pu être très, très bons. C’était pas si compliqué, fallait juste pas espérer que la communauté fermerait les yeux sur la stratégie marketing de salauds sous couvert de « lol c’est des fans de Star Wars même si c’est 200€ ils achèteront », l’absence de tout vrai contenu solo, le fait que le jeu soit pas terminé… Ce qui fait déjà pas mal de choses.

Conclusion ? Je pense que le jeu vaut ses trente euros. Peut être même un peu plus. Mais pas au delà. D’une part parce qu’il n’est pas fini, d’autre part parce que même si c’est un bon jeu, et un bon FPS, c’est un mauvais Battlefront. Un mauvais Battlefront qu’ils ont mis plusieurs années à mettre en place et donc pour lequel ils auraient pu faire largement mieux.

On se revoit l’année prochaine pour Star Wars Battlefront EA II, en espérant que vous réfléchissiez un peu plus.

Une copie pas chère de Lego vaut-elle un Lego ? Voyons-ça tout de suite

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J’ai toujours adoré les Lego, depuis que je suis petit. Quand j’ai déménagé récemment, je n’ai pu en emporter qu’un seul (l’emblématique X-Wing de Luke) et je me suis récemment dit qu’un petit set, comme ça, ça pourrait être cool. J’ai immédiatement regardé du côté des nouveaux modèles Star Wars sortis à l’occasion de Star Wars VII, et j’en ai vu un qui m’a tout de suite plu : le speeder de Rey.

C’est pas un set très compliqué, ni très grand, ce qui le rendait parfait. J’allais le commander, quand soudain… Tin tin tin tin (à lire sur la mélodie de la Symphonie n° 9 de Beethoven).

Prix

Je… quoi ? Fut un temps, il y a encore quelques années, pour 20€, on avait un vaisseau avec une super minifig et là pour trente euros on a… ça ? Allô quoi.

Mmmh, Johnson, il doit bien y avoir un moyen de trouver une version moins chère de la même chose, non ?

Alors, la réponse est évidemment oui. Tout dépend de ce qu’on cherche. Première idée : BrickLink. Si vous connaissez pas, c’est une sorte d’immense bazar où on trouve des Lego par milliards, pièce par pièce, figurine par figurine, ou des boîtes entières, ou à peu près ce que vous voulez (neuf ou occasion).

Après un peu de recherche, je tombe sur une offre plus ou moins intéressante : le speeder, neuf, à sept euros. Le problème, c’est que pour ce prix on a pas les figurines (évidemment) et que bah… il faut payer dix euros pour faire venir le truc depuis le Canada. Et toutes les autres offres « intéressantes » ont des frais de port du même prix.

Mmmh, Johnson, voilà qui ne nous aide pas.

En effet. Du coup, il faut trouver une autre solution… Et là, mais c’est bien sûr… AliExpress. Si y’a pas une copie de Lego sur AliExpress, je serai bien le premier étonné. AliExpress, si vous connaissez pas, c’est comme BrickLink, un énorme bazar, où vous pouvez trouver tout ce qui se fait en Chine. Et quand je dis tout, ça va même jusqu’aux grues (si vous voulez vous lancer dans le BTP) ou aux machines à laver industrielles (si vous voulez vous lancer dans la méthamphétamine). Et donc vous pouvez aussi y trouver des copies de Lego. D’ailleurs, y’en a tellement que c’est très facile de se perdre : comme l’explique le rapport Communist Lego (dont il existe plusieurs versions sur Internet, celui-ci est un exemple), il y a plein de marques, pour plein de qualités différentes – et de défauts différents. Je me suis orienté vers une marque qui n’en fait pas partie (je suis un peu aventurier) : Lepin. En effet, celle-là propose des modèles Star Wars (sous la dénomination Star Wnrs, puisqu’elle n’a évidemment pas les droits de commercialiser des produits sous la vraie licence), dont une réplique du speeder de Rey que je vous ai indiquée plus haut.

Lepin

Ah ouais c’est ressemblant quand même… En effet. Mais est ce qu’une fois reçu, c’est tout aussi convaincant ? Telle est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

IMG_0670Le truc commandé et le petit délai de trois semaines pour recevoir le paquet attendu, j’ai pu commencer la construction de ce petit modèle. J’ai oublié un détail : il y a deux prix, un d’environ huit euros et un d’environ onze euros, respectivement sans et avec la boîte de vente au détail. Ca fait cher trois euros pour du carton. En fait, le truc c’est que (à mon avis), envoyer un truc qui ressemble beaucoup à du Lego sans en être, si jamais ça passe par la case douane, ça peut mettre l’expéditeur dans de beaux draps. Alors que sans la boîte, le risque est bien plus faible. Bref, commençons.

Tout d’abord, chose importante : les instructions. Je me souviens très bien d’avoir reçu une copie de Lego il y a quelques années dont les instructions étaient… plutôt évasives. Histoire d’économiser de l’encre et du papier, ils avaient fait des explications très peu claires, en ajoutant parfois plusieurs pièces à ce qu’on avait déjà mais sans dire les quelles… au final on avait un truc avec des trous et des pièces en trop. Là, force est de constater que c’est pas le cas. Les instructions sont parfaites, tellement parfaites qu’on pourrait croire qu’elles sont photocopiées sur celles de Lego.

Comme je me disais que c’était vraiment très ressemblant, je suis allé voir… Résultat : Ah oui, bah en fait c’était pas qu’une impression. Tant mieux, si je puis dire, au moins c’est clair.

Concernant les briques, la qualité est franchement au rendez-vous. Elles ne sont pas aussi brillantes que des vraies, mais elles ont l’air solides. Aussi, la forme est respectée et aucune n’a de défaut de fabrication (du type que vous avez pu voir dans Communist Lego). C’est donc un excellent point. De plus, il n’y en a évidemment aucune qui manque.

Pour les figurines, je suis mitigé. Elles ressemblent beaucoup aux originales de chez Lego (enfin des photos que j’ai pu voir) mais il y avait de la colle sur le côté du torse de Rey (?) et défaut commun à pas mal de copies chinoises : les jambes et le torses se séparent bien trop facilement. Dommage, ça baisse la jouabilité.

Par contre, énorme avantage (et notamment pour les enfants), on a deux grilles d’armes qui sont fournies (et qui ne sont pas dans le set original). Pratique si on a tendance à les perdre, ou si on en veut de rechange.

Je vous laisse avec quelques images avant d’apporter ma conclusion sur cet achat.

Je pense que c’est une affaire. Certes, quand on regarde de près, on se rend compte que c’est pas du Lego. Certes, ça prend pas mal de temps à arriver. Mais pour ce prix, c’est quand même difficile de se plaindre ! D’autant plus que la solidité du machin semble être relativement bonne, et que dans mon cas, c’est avant tout pour l’exposer sur un rayon d’étagère un peu vide, donc je m’en fous un peu ! Et comme je le disais, huit euros au lieu de trente ça fait une réduction non négligeable (et y’a d’autres modèles proposées par la marque, comme le X-Wing de Poe ou encore le Faucon Millenium, tous deux à des prix bien inférieurs aux officiels). Donc je pense que ça peut être intéressant, dans plusieurs cas. Soit vous voulez un truc à exposer, auquel cas c’est parfait, soit (j’y avais pas pensé mais j’ai vu quelqu’un en parler au détour d’une conversation sur Reddit), vous allez en voyage et vous voulez pas perdre les vrais Lego de votre fils ou fille, et vous lui achetez ça en remplacement. Ça fait moins mal de perdre quelque chose comme ça que des vraies pièces, en tout cas c’est mon avis.

Internet, la création originale, les droits et l’argent

Créer du contenu, c’est bien. Pour certains, c’est une passion. Pour d’autres, un métier. Pour d’autres encore, un moyen de passer le temps, ou de se faire connaître pour ensuite en faire un métier. De plus, il y a une règle bien triste qui s’applique sur Internet, même si elle n’a pas vraiment de raison de s’appliquer : mettre quelque chose en ligne, ça veut dire accepter de le céder à n’importe qui. Parce que dès que vous envoyez quelque chose sur Internet, il aura beau être à vous en droit, en fait, il sera approprié par pas mal d’autres, et malheureusement pas forcément avec toujours un objectif… honnête.

On pourrait appeler ça l’effet Buzzfeed. Si vous ne connaissez pas Buzzfeed, je vous déconseille d’aller voir puisque vous pourriez attraper en même temps le cancer, ebola et le SIDA. Plus sérieusement, ce site est souvent considéré comme le cancer d’Internet (avec d’autres qui ont flairé le bon concept et dont les noms viennent facilement : BuzzFil (la version encore plus merdique française) ou encore PauseCafein – lui aussi français, cocorico) pour la simple raison que le site n’a aucun contenu et qu’il réussit à marcher grâce à des titres racolleurs (en anglais clickbait, littéralement hameçon à clic, ou en français putaclic) du genre :

24 trucs qui sont incroyables. Le 12ème vous étonnera !

Voilà pourquoi vous devriez nettoyer vos écouteurs TOUT DE SUITE

Serez-vous capable d’accomplir ce test que 90% des adultes américains échouent ?

Ce teckel joue au hockey mieux que vous

Son copain refuse de lui offrir ça, sa réaction n’a pas de prix

When my oldest friend did something unforgivable : THE BETRAYAL.

Les titres sont faits exprès pour que vous cliquiez. Parce que vous avez envie de savoir ce que c’est le douzième truc. Vous avez envie de montrer que vous êtes meilleur que 90% des américains (d’ailleurs j’aimerais bien savoir d’où ils sortent cette statistique), vous avez envie de savoir si vous risquez d’attraper le cancer du sida sous deux heures si vous ne nettoyez pas tout de suite les écouteurs que vous portez depuis déjà deux ans sans les laver. Vous avez envie de savoir ce que va faire cette fille pour se venger de la profonde injustice et humiliation dont elle est la victime à cause de son copain. Vous avez envie de savoir ce que le plus vieil ami de ce mec lui a fait d’impardonnable. Parce que votre curiosité a été piquée, et qu’elle veut en savoir plus maintenant.

Je précise que les fautes de français évidentes sont faites pour que ce soit plus immersif par rapport à leur « style d’écriture ». Vous aurez compris le principe du site : faire du clic. Et surtout, faire de l’argent, parce que c’est pas difficile de trouver les pubs sur Buzzfeed, c’est simple, elles sont partout. Et puis comme vous le comprendrez plus tard, pas besoin de contenu, une fois que l’utilisateur a cliqué, on a eu l’argent de la pub qui s’est affichée. Par contre on va essayer de montrer un maximum de liens vers d’autres articles aux titres qui donnent autant envie de cliquer pour faire plus de clics, et donc plus d’argent.

Si vous aussi vous voulez être riche, vous savez quoi faire. Suffit de savoir utiliser WordPress, et d’avoir du temps pour retrouver les images et les vidéos qui font parler d’elles plus vites que les autres sites à clickbait.

Mais faut avoir du temps pour écrire et tout, non ?

Mais non, vous suivez pas, hein, c’est fou ! Là est tout l’avantage. Pas besoin de savoir écrire, pas besoin d’avoir des idées, pas besoin de perdre du temps avec des conneries comme « créer son propre contenu » ou « avoir de l’imagination ». Non, vous copiez-collez les images dans votre article, et c’est bon ! Le mieux dans tout ça, c’est que y’a même pas besoin d’avoir de modèle marketing ou quoi que ce soit, puisqu’une fois que votre site est lancé (c’est à dire qu’un certain nombre de sombres abrutis auront aimé votre page Facebook), non seulement ils iront voir tous les jours votre ramassis de copier-coller de tout l’Internet, mais en plus ils le partageront avec leurs amis ! C’est pas magnifique tout ça ? Moi je trouve que si. But wait, there’s more. Vous pouvez faire mieux. Si vous avez vraiment la flemme de travailler, ne le faites pas ! Eh ouais, proposez aux gens de publier leur propre contenu, comme BuzzFeed. Ils feront des fautes, tant pis, mais vous vous avez plus rien à faire, à part assurer l’hébergement du site. Les cancéreux contamineront ainsi leurs amis et comme ça jusqu’à que tout le monde attrape le cancer (sauf le groupe de résistance formé des gens qui ont plus de QI qu’une poule transgénique élevée en batterie).

Source 2En fait, j’exagère un peu. Ils font du contenu. Genre « Comment les Américains imaginent la France VS la réalité ». Mais bon tu parles de contenu. C’est quand même le niveau 0 de l’article. C’est l’équivalent du « J’aime / J’aime pas » dans une interview. « T’as internet et tu t’en sers pour des top 10 sur un forum » dit Fuzati d’un ton ironique. Ceci dit, je suis encore un peu mauvaise langue puisque ces derniers temps, les « rédacteurs » (ça me fait doucement rigoler d’écrire ça) se mettent à donner les sources des images notamment, mais bon… quand je dis source c’est pas genre le nom de l’auteur. C’est plutôt une source du type « source: vine.co ». Va retrouver la vidéo sur Vine je pense que tu peux y passer du temps. Et dans tous les cas, ça reste de l’utilisation non autorisée d’une création.

source: youtube.com

Buvez, ceci est ma source. C’est vrai que des vidéos sur YouTube y’en a pas tant que ça. Easy de retrouver celle dont est extraite cette image.

Oui, parce que, là on part sur un concept que peu vont comprendre : c’est pas parce que tu trouves quelque chose que c’est à toi. Tu trouves un iPhone sur un banc, il est pas à toi. C’est pareil sur Internet, tu trouves une image sur Instagram, sur 500px, sur Google Images, sur Imgur, elle est pas à toi. Cependant, je peux comprendre qu’on utilise une image qui ne nous appartient pas pour illustrer un article, un concept, une thèse ou quelque chose du genre. La preuve, c’est que moi-même je le fais, alors je serais bien en peine de critiquer cet usage. Mais.

Mais je gagne pas d’argent avec ce blog. Je l’utilise pour m’exprimer, pour promouvoir une cause que je soutiens, pour expliquer quelque chose, pour exposer mon travail ou présenter un artiste que j’apprécie. Je n’y gagne rien si ce n’est de la « notoriété ». Et je cite les sources. Donc je trouve que ça passe. Par contre, faire ce que fait Buzzfeed, c’est à dire se faire de l’argent sur le dos de gens qui ont travaillé pour produire une oeuvre, une vidéo, du vrai contenu et en plus sans valeur ajoutée de leur part (ils ne font que republier le travail), c’est du pur foutage de gueule.

Mais en parlant de Top… A la base c’était pas contre BuzzFeed que je voulais faire un article. BuzzFeed est une des plus grandes maladies d’Internet (avec Taboola, deuxième pire invention du monde après le Zyklon B) et n’importe qui avec un minimum de jugeote le sait. Ca se voit à la tête du site, au nombre de fautes par mot dans les éditions françaises, et à son pseudo-contenu en général mais c’est une cause perdue. Les mecs sont déjà riches, et s’en foutent bien de ce qu’ils peuvent produire ou pas, et de si ça a un intérêt. Non, je voulais parler de Spi0n, et de Topito. Tous deux français.

Topito, si vous ne connaissez pas, c’est un site qui fait des tops. Enfin, c’est l’idée de départ. On va pas se demander si oui ou non ça a un intérêt, puisque c’est pas le but de l’article, rappelons-le. Concernant Spi0n, c’est une personne (ou un groupe de personnes) dont on ne sait que très peu de choses, si ce n’est qu’ils font le célèbre Zap de Spi0n sur YouTube (qui s’est fait à de multiples reprises supprimer sa chaîne pour cause de non-respect des conditions d’utilisation – un indice : droits d’auteur), mais en tout cas on ne connaît pas leur nom, ce sont les faits.

Voyez-vous, le problème de ces deux sites est qu’ils utilisent le travail des autres pour leur profit. Et dans le cas de Topito, ça ne vaut malheureusement pas mieux que Buzzfeed :

Trois exemples parmi tant d’autres. Bon alors, certes, ils donnent la source mais qu’est ce que ça change ? Eux aussi ils mettent de la pub, et le résultat est le même : même s’ils promeuvent un artiste (fin quand même dans le premier lien le mec a fait 4 000 000 000 de vues sur Imgur, s’il fait la front page de Imgur je sais pas vraiment si un site comme Topito peut l’aider à devenir connu, ça va pas changer grand chose), ils gagnent de l’argent sur son dos. Et c’est dégueulasse. Dans le second, c’est la même chose, ils s’approprient l’humour et les dessins d’un dessinateur pour faire des vues, des partages (donc de la pub pour eux-mêmes) et, surtout, de la maille grâce à la pub partout. Et dans le dernier cas c’est à peu près pareil : ils vont prendre le contenu de ce brave personnage pour le faire leur et pouvoir faire des bénéfices dessus. Et j’espère que vous n’imaginez pas qu’ils ont contacté les personnes en question avant de prendre leur contenu dans le plus grand des calmes. Bah non, imaginez une seconde qu’ils refusent de se faire prendre pour des cons, qu’est ce que Topito pourrait faire ? Rien. Ils l’auraient bien dans l’os puisque, autant quand on demande pas on peut se dire que « rho c’est sur Internet, donc c’est à tout le monde, donc c’est à moi, donc j’ai le droit de l’utiliser pour me faire du pognon » (raisonnement donc quatre implications sont fausses, je vous laisse chercher lesquelles ce sont parmi les quatre), autant quand on demande explicitement à l’auteur s’il accepte, et qu’il refuse, difficile d’avancer cet argument. Mais je vous comprends, moi aussi je serais appelé par l’appât du gain.

Mais pour continuer, il faut parler de Spi0n. J’ai gardé le meilleur pour la fin. Parce qu’ils font mieux.  Parce que Topito, c’est vraiment des petites frappes à côté. Des petits joueurs. Des sous-merdes.

Ceci est le logo de Spi0n. Vous l'avez trouvé sur Internet, vous pouvez donc l'utiliser où vous le souhaiter pour faire ce que vous voulez.

Ceci est le logo de Spi0n. Vous l’avez trouvé sur Internet, vous pouvez donc l’utiliser où vous le souhaiter pour faire ce que vous voulez.

Vous le savez sans doute, il est possible de gagner de l’argent en mettant des vidéos sur YouTube ou DailyMotion par exemple, puisque ces sites affichent de la publicité sur leur lecteur. Alors pourquoi se priver ? Il suffit de trouver du contenu pas mauvais, un petit upload et c’est parti ! Eh oui, on intègre pas la vidéo originale sur le site, comme ça l’argent va à nous et pas au créateur original, quitte à être un enculé, autant l’être jusqu’au bout. Etape suivante : on publie sur le site avec une description approximative et on met un lien sur Facebook et easy money. Et puis, chez Spi0n, autant ne pas donner du tout de source. Après tout, des gens risqueraient de les contacter pour les mettre au courant de notre appropriation tout à fait illégale de leur contenu et ils pourraient nous poursuivre en justice, ces cons (même si on a pris soin de ne pas faire connaître nos noms).

Et c’est ce qu’on appelle, mesdames et messieurs, être un énorme bâtard. Si vous voulez des cours, suffit de leur demander en message privé sur Facebook ou Twitter :

Ici : Fier-Panda.fr leur fait remarquer qu'ils ont volé une image humoristique sans donner aucune source ou quoi que ce soit. Une réponse de type diplomatique.

Ici : Fier-Panda.fr leur fait remarquer qu’ils ont volé une image humoristique sans donner aucune source ou quoi que ce soit. Une réponse de type diplomatique.

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