Petit jeu indé fort sympathique : Mini Metro

Il y a encore quelques jours, c’était les soldes Steam (le truc que toute la planète attend avec impatience pendant six mois chaque année). Rien de bien spécial pour moi cette année, puisque je n’ai acheté qu’un seul jeu dont j’aimerais bien vous parler aujourd’hui : Mini Metro. Et pour que je fasse un article dessus, il faut qu’il soit carrément bon.

Le principe de Mini Metro est relativement simple : c’est un jeu où il faut gérer… un métro.

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Comme vous pouvez le voir, le jeu se présente sous la forme d’une carte relativement simple aux apparences du plan de métro de toute ville qui se respecte. Au début, vous avez trois stations (représentées par des formes : les ronds, triangles, carrés et autres joyeusetés sont des stations), ainsi que trois lignes.

Vous pouvez dessiner les lignes comme vous le souhaitez en les faisant passer par les stations que vous voulez, dans l’ordre que vous voulez. Seule limitation : le nombre de fois où vous pouvez passer dans l’eau est limité.

Chaque semaine (vous pouvez voir le jour en haut à droite), vous recevez une nouvelle locomotive et un bonus que vous choisissez : soit une nouvelle ligne, soit un wagon (pour augmenter la capacité d’une locomotive), soit un “point d’échange” (c’est à dire un bonus pour une station qui lui permet d’accueillir plus de monde avant d’être saturée, et de faire monter et descendre les voyageurs plus vite).

Le principe du jeu est simple. Vous devez optimiser vos lignes. Les petites formes blanches à côté des formes plus grandes sont des voyageurs. Chaque voyageur veut aller à un type de station (un voyageur rond veut aller dans n’importe quelle station ronde). Si trop de voyageurs attendent dans la même station (comme sur le rond en haut à droite de la ligne verte sur l’image), un petit disque commence à se remplir. Vous avez quelques secondes pour qu’un train vienne prendre du monde ou pour poser une nouvelle locomotive à cet endroit – à condition qu’il vous en reste et que votre ligne ne compte pas déjà quatre locomotives. Si à la fin du décompte, les gens sont toujours là, vous avez perdu !

Chaque partie est différente (bien que le nombre de villes proposées soit assez réduit et que la différence entre les cartes se limite à la position des rivières), les stations et leurs types sont placées aléatoirement. Il n’y a donc pas de solution miracle pour gagner sur une ville ou sur une autre, c’est l’instinct ! (ou le talent, dans mon cas :p)

Point intéressant : pas de bande originale pour ce jeu. La musique est générée en fonction de vos actions, de l’apparition des stations, du déplacement des trains, des voyageurs qui commencent à se plaindre. Tous les sons sont très “ronds” et plaisants à écouter, c’est pas du tout stressant, c’est franchement pour moi un avantage de ce jeu.

Le jeu est bien plus difficile qu’il peut en avoir l’air, et les parties durent rarement plus de vingt minutes. Et c’est assez particulier puisque le concept permet d’un côté d’être très relaxant grâce à la musique mais aussi parce que tout est fluide, on voit les voyageurs et les trains qui se déplacent et c’est assez plaisant à regarder, tant que tout va bien et en même temps, d’un autre côté, d’être assez stressant (surtout quand toutes vos stations commencent à être remplies et que vous n’avez plus rien pour les désengorger, vous espérez qu’un train arrive rapidement pour dégager du monde).

Pour finir, le jeu a le bon goût de proposer des succès Steam (qui ne sont pas d’une énorme difficulté cela dit), des traductions dans plusieurs langues, et des cartes à échanger Steam (et j’aime les cartes à échanger). En version non soldée à dix euros, vous pouvez l’obtenir pour six en soldes. Ca vaut le coup, vous pouvez y aller les yeux fermés.